Nous relayons ici le message d’information de la CGT publié le 20 mai 2026
Extrait
… Entre juin 2025 et avril 2026 une enquête administrative visant le président de l’UGA a ainsi eu lieu. Cette enquête administrative a été diligentée par le rectorat de la région académique Auvergne Rhône Alpes.
Dans le cadre de cette enquête, des personnels ont pu apporter de nombreux documents et témoignages alertant sur les comportements que nous estimons inappropriés de la part du président ou de son équipe ou ses soutiens, ainsi que sur plusieurs dysfonctionnements de son administration, qui est sous son autorité et sous sa responsabilité.
- comportements inappropriés et agressifs
- utilisation de stéréotypes de genre ouvertement hostiles, avec des conséquences sur la santé des femmes ciblées
- caractère répétitif de ces comportements inappropriés
- atteintes aux libertés syndicales
- violation du secret médical
- dysfonctionnements du dispositif de lutte contre les violences sexistes, sexuelles, la discrimination et le harcèlement
- incapacité du président à reconnaître ce qui pose problème et à présenter des excuses, même lorsque les faits ont eu lieu en public et ont choqué de nombreux personnels
- altération de la sincérité du scrutin, avec annulation des élections par le tribunal administratif
Nous communiquons aujourd’hui à ce sujet pour répondre aux accusations portées par le président, d’une manière que nous trouvons particulièrement injuste, et encore une fois pour ne pas laisser l’action des élu·es CGT instrumentalisée. Mais toutes les preuves, documents et témoignages ont été transmis aux enquêteurs·trices, et, comme nous l’avions annoncé au début du mandat, enregistrés et mis à disposition des instances représentatives (notamment par le biais du registre Santé Sécurité au Travail).
Ces dysfonctionnements et pratiques génèrent une double peine pour les agent·es victimes, les obligeant à un vrai parcours du combattant ou de la combattante, bien souvent, pour simplement faire respecter leurs droits.
Ces pratiques ont des conséquences extrêmement nocives sur la santé des personnels et sur le fonctionnement de l’établissement. Les violences, et notamment les violences sexistes, ne sont pas une modalité acceptable de gouvernance ni de « dialogue social ». À cela s’ajoute des problèmes déontologiques et un manque de transparence vis-à-vis des instances (dernier exemple avec les financements Idex, mais aussi sur les frais d’infrastructures des laboratoires).
Nous tenons à affirmer notre soutien aux victimes et à celles et ceux qui ont osé signaler les faits, malgré les difficultés rencontrées …