Dans un email du 17 mars envoyé à tous les personnels de l’UGA : « Le SNPTES dénonce la censure et l’autocensure qui conduisent, de plus en plus, à empêcher le débat au sein de nos établissements. »
On apprend que pour le SNPTES, l’activité universitaire ne doit pas être victime des diktats de quelques individus du monde politique ou associatif. Le tamis de la censure doit être banni de nos établissements car, à terme, il ne resterait que de rares thèmes ne prêtant pas à polémique, que ce soit dans les disciplines des sciences humaines et sociales ou dans celles des sciences fondamentales et appliquées.
Cette dénonciation a tout d’une farce à l’UGA, quand on voit la posture du SNPTES, notamment au conseil d’administration !
Alors que la FSU, la CGT et les élus UGA en commun défendent becs et ongles la liberté d’expression au sein du CA, le SNPTES vote comme un seul homme avec le président Yassine Lakhnech, qui ne fait que la mettre à mal.
En particulier, on rappellera que le SNPTES n’a surtout pas soutenu la demande d’UGA en commun de pouvoir user de son droit à communiquer avec ses mandants et, par là même, à voter pour la modification du règlement intérieur, qui sort les statuts de l’élu de ce RI, fragilisant ainsi les droits des élus.
On soulignera l’écart entre les discours portés par le SNPTES au niveau national et les pratiques locales de ses élus à l’UGA.
À ce propos, la CFDT, au niveau national, a créé un kit de lutte contre l’extrême droite, alors que ses élus, dans ce même CA, votent systématiquement avec l’UNI pour les mesures prises par le président. Circonstance aggravante : l’un des représentants CFDT au CA a même accepté la procuration d’un élu UNI. En termes de dissonance cognitive, on ne fait pas mieux.
Haut les cœurs !